En ces temps difficiles de propagation du Coronavirus, la plupart des pays adoptent des mesures drastiques. Parmi celles-ci, le confinement à son domicile.

Cette contrainte va inévitablement amener des périodes de stress, de tensions dans les familles, que chacun va devoir apprendre à gérer.

Il est un autre phénomène qu’il va falloir gérer, surtout si vous vivez dans une région où les beaux jours, et la chaleur, ne sont pas encore au rendez-vous. Il s’agit de la qualité de l’air intérieur.

Les hasards de la vie font que nous testons actuellement un nouveau capteur, qui permet le monitoring de la qualité de l’air, mais aussi la mesure des conditions de travail. Comme nous sommes tous confinés chez nous, j’ai donc testé ce capteur à mon domicile. Et les données que j’ai analysées, sont surprenantes, voire inquiétantes.

Voici donc les résultats de cette analyse rapide. Je tiens à préciser que cet article ne vise pas à tirer parti de la crise sanitaire liée au Coronavirus (Covid-19), en positionnant un nouveau capteur. Les conclusions de cette analyse peuvent être mises en œuvre sans capteur, ou toute autre dépense…

Description du lieu de vie

  • Un appartement de +/- 80m2.
  • Famille de 2 parents, 2 enfants
  • Température extérieure : +/- 0°C – donc les fenêtres sont naturellement fermées

Qu’entend-on par "qualité de l’air intérieur"?

Il est admis, dans la littérature scientifique, que la mesure du niveau de CO2 dans un environnement intérieur, constitue une bonne indication, en général, de la qualité de l’air que nous respirons.

J’ai donc installé un capteur qui mesure la température, l’humidité (en %), le CO2 (en ppm). Il mesure également le niveau sonore et la luminosité, mais ces 2 paramètres sont moins importants dans le cas présent.

Le niveau de CO2 dans l’air extérieur est autour de 400-600 ppm. Jusque 800ppm, la qualité de l’air est considérée comme correcte. Entre 800ppm et 1200ppm, la qualité de l’air est considérée comme acceptable (mais pas bonne). Au-delà de 1200ppm, elle est considérée comme mauvaise. Cela peut engendrer maux de têtes, des pertes de concentration, voire des maladies respiratoires pour les plus sensibles.

Nous avions publié un dossier sur la qualité de l’air, qui peut être téléchargé ici

Les relevés de qualité de l’air

Voici donc les mesures effectuées le 18 mars 2020, chez moi.

Indoor-air-quality-analysis-apartment-80m2-4people-family

On constate que la qualité de l’air, par la mesure du niveau de CO2, diminue très vite. On atteint des rapidement des niveaux de CO2 proches ou au-delà de 2000ppm ! Dangereux.

Que faire pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Aérer régulièrement.
Dans notre cas, aérer, créer un courant d’air en ouvrant fenêtres situées idéalement sur 2 côtés différents de votre logement (pour bénéficier d’un différentiel de pression de l’air, ce qui va induire une circulation d’air).

Cette aération doit s’effectuer plusieurs fois par jour ! Le graphe de concentration en CO2 montre que celle-ci remonte très vite avec l’activité humaine.
Sur le graphe, on voit que la température baisse. Mais elle remonte très vite, dès que l’on referme les fenêtres.

Profitez aussi de la nuit pour bien aérer, sans perturber vos proches 😊

Mesure de la qualité de l’air intérieur – le point technique

Ces mesures ont été réalisées avec le capteur de monitoring de la qualité de l’environnement intérieur. Ce capteur communique via un réseau de communications LORAWAN. Soit un réseau public (Proximus, Orange, Objenious, ER Telecom, AndorraTelecom, Everynet…). Dans cette analyse, nous avons installé un Gateway LORAWAN à la maison, donc via un réseau privé LORAWAN. Les données sont analysées au travers de notre plateforme logicielle IOT Factory.